Pourquoi tant de temps de parution ?

balise-news Publié par Wonsul le 12 mars 2010

Certainement beaucoup d'entre vous se demande pourquoi lorsque l'on a rattrapé le rythme de parutions japonaises (c'est le cas pour Übel Blatt) le dernier tome met plusieurs mois à arriver chez nous. Pour répondre à cela, Glénat Édition répond à un lecteur qui se pose exactement la même question.

Je viens à vous aujourd'hui en tant que lecteur avec une question. En effet, je pense (sans trop me tromper) que les méthodes de parution de mangas en France fonctionnent sur le principe suivant: attente de la sortie d'un tome japonais, obtention des droits, traduction, publication.
Ma question concerne justement ce principe qui vous limite en termes de date de sortie et par là-même vous met plusieurs milliers de lecteurs à dos à chaque nouvelle annonce de sortie (3 mois pour One Piece en général), même si cette dernière est justifiée par rapport au rythme japonais.
En termes d'efficacité et de parution plus proche des sorties japonaises, ne serait-il pas judicieux d'obtenir des accords avec les éditeurs japonais pour pouvoir commencer les phases de traduction chapitre par chapitre au moment de leur sortie ?
Ainsi, il ne vous resterait plus que la traduction des différentes rubriques complémentaires et exclusives au tome. De cette manière vous pourriez faire paraître un tome français beaucoup plus proche de sa sortie japonaise et ainsi réduire l'engouement des lecteurs pour la lecture en ligne en augmentant l'attrait d'une série qui deviendrait récente et non plus vieille d'un an et demi (en moyenne).
Je me doute cependant que ce genre d'accord ne doit pas être facile à négocier, voire déjà fait et refusé, mais je pense cependant que cela pourrait rapprocher les lecteurs français d'une bonne lecture papier comme elle devrait toujours être.


"Vous avez tout à fait raison sur votre manière de réfléchir. Vous avez également raison sur le fait que nous avons déjà proposé cette solution, et qu’elle a été refusée. La prépublication au Japon ne peut pas faire l’objet d’un contrat étranger. Seul le volume fini peut l’être. Même lorsque le volume est annoncé (par exemple D. Gray-man 20 pour avril au Japon), nous devons attendre qu’il soit paru pour que le volume passe dans les droits étrangers. Cette méthodologie est celle de nos partenaires japonais. Sans contrat éditorial, nous ne pouvons donner le feu vert à un traducteur. Pour reprendre notre exemple, la demande de droits sur le prochain volume de D. Gray-man se fera en avril, la réponse arrivera le mois suivant (au mieux), suivent les échanges de contrats pour signature (avec le relais des agents, nous sommes facilement fin mai) début juin, lancement de la traduction et achat des datas pour la maquette. Réception des datas, de la traduction plus mise en maquette, mise en page, placement des onomatopées et nous voilà facilement début juillet. Corrections, cromalin, envoi en validation pour l’éditeur japonais, retour de la validation (s’il n’y a pas de correction), nous sommes fin juillet. Rajoutez la fabrication, le façonnage et l’acheminement vers le distributeur, qui lui-même doit redistribuer à chaque point de vente selon chaque commande, vous vous retrouvez fin août, début septembre… au mieux."

Source: manga-news.com

Commentaires des membres

Pages :

1

 

  • Posté le 12 Mar 2010 à 18h26
  • C'est vrai que cela éclairci pas mal de choses et permet de mettre à plat tout le boulot que les maisons d'éditions doivent effectuer pour nous donner notre dose de mangas. Merci de l'infos
  • Guikat
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  • Posté le 13 Mar 2010 à 14h59
  • Tiens ! Je viens de lire cet article en faisant des recherches sur DGM sur le site Manganews, c'est vrai que ça explique pas mal de chose quant à la parution. Je ne pensais pas que les japonnais refusaient de céder leurs droits à rythme semestriel et ne le faisaient que pour les tomes reliés. Ca explique aussi pourquoi on n'a de prépublication de chapitres qu'au japon ce qui implique en partie l'appropriation des chapitres -à rymthme semestriel ou mensuel- par des fans sur internet et la création d'équipe de fantrad qui se chargent en quelques sorte de la "prépublication" en dehors du Japon ^^
  • justBibi
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  • Posté le 13 Mar 2010 à 18h23
  • le monde des affaires est très compliqué on ne doit pas oublier de remercier ces traducteurs amateurs qui nous permettent de suivre le rythme de parution japonnais
  • ulrique
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  • Posté le 15 Mar 2010 à 07h36
  • Cela explique en effet bien des choses. Dommage que les japonais n'aient pas accepté la solution. Enfin, c'est ainsi fait.

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